Anthoniy Val

artiste intermédia [kind of...] / chercheur de l'abfigura

Portfolio

  • recto/verso

    vidéo expérimentale

  • In Vitro

    installation interactive

  • DNAopus

    manipulations audio-génétiques

  • Umbra/Interlunium

    création sonore

  • Transcorpus

    installation sensorielle interactive

  • Glimmer (by Nina Kardec)

    clip

  • Interférences

    art vidéo / pocket film

  • PanopticUS

    projet interactif

  • The Scanner

    art vidéo / pocket film

recto/verso

décembre 2016

vidéo expérimentale / pocket film
durée : 00:07:07
noir & blanc / scope / sans dialogues / stéréo

réalisation / caméra / montage / son : Anthoniy Val
casting : Antoine Desnos
production : Suce Mon bit

Comment le corps interne se manifeste-t-il sur l'enveloppe charnelle qui le cache ? Comment s’extériorise-t-il ? Comment les micromouvements viennent-ils déformer l’ensemble, casser la forme ? Quel devient alors le lien entre intérieur et extérieur, entre dedans et dehors ? Quel serait alors le positif versus le négatif ?

projections :
International Video Arthouse Madrid '17 | mai 2017 | Madrid (ES) [World Premiere]
Deep Cut Film | juin 2017 | Kitchener, Ontario (CA) [North American Premiere]
Drunken Film Festival | juillet 2017 | Bradford (UK)
BIDEODROMO International Experimental Film and Video Festival | septembre 2017 | Bilbao (ES)
African Smartphone Film Festival | décembre 2017 | Lagos (NG) [African Premiere]

In Vitro

mai 2016

installation interactive

réalisation : Anthoniy Val

De nombreux discours, notamment sur la cyberculture et les nouveaux médias s’intéressent à la manière par laquelle un médium associé à l’immatérialité et la désincarnation vont affecter nos rapports sur avoir des corps, être corps et devenir corps…. Ces récits envisagent le corps organique principalement comme un ensemble de pièces d’un mécano techno-biologique, une chimère hybride de viande, métal et code.

D’autre part, notre corps est confronté à un tas de techniques et technologies dont le but principal est de rendre tout en information et où tout a un code source y compris le(s) corps organique(s). Comment alors le corps peut-il être envisagé dans ce paradigme informatique dans lequel tout peut être déplié en informations mathématiques de même nature – 1/0 ? Dans ce cas, pouvons-nous appliquer au corps les mêmes procédés que nous retrouvons dans les nouveaux médias – transcodage, encodage, reprogrammation, décodage, etc. ? Est-ce que nous pouvons alors parler d’un corps « transcodé », un corps « encodé », un corps « reprogrammé », un corps « décodé », etc. ?

L’installation In Vitro s’intéresse particulièrement au corps biologique transcodé. Il s’agit de l'incorporation du corpus organique dans une nouvelle configuration où son code source (l’ADN) est transcodé en code binaire afin de donner vie à ce nouveau corps mécanique. In Vitro a donc son code génétique – une séquence d’ADN qui au fur et à mesure du temps s’adapte à son environnement par diverses mutations. De ce fait, il n’est non plus un clone, une simple recontextualisation esthétique d'éléments biologiques, mais devient un être autonome.

expositions :
FabLab Festival | 5 - 8 mai 2016 | Artilect FabLab (Toulouse, FR)
Nuit européenne des chercheur.e.s | 30 septembre 2016 | Cinémovida (Albi, FR)
Colloque jeunes chercheurs L'intuition dans la création artistique, scientique et technologique : média d'un réel ? | 24 - 25 octobre 2016 | Manufacture des tabacs (UT1 - Capitole) (Toulouse, FR)
Journée Portes ouvertes Master Création numérique | 25 février 2017 | Université Toulouse II Jean Jaurès (Toulouse, FR)

Plus d'informations +

DNAopus

juin 2016

manipulations audio-génétiques

réalisation : Anthoniy Val

Sons créés à partir de séquences d'ADN.

Umbra / Interlunium

juin 2015

création sonore

Transcorpus

juin 2015

installation sensorielle interactive

réalisation : Anthoniy Val

avec la participation financière du FSDIE de l'UT2J
et le soutien technique du GMEA - Centre National de Création Musicale d'Albi-Tarn

expositions : Hertz. Expériences sonores | 20 - 21 juin 2015 | Les Musicophages (6 rue de la Bourse, Toulouse [FR])

Transcorpus est une installation interactive sonore qui donne la possibilité au spectateur de jouer avec son intime, avec les aspects de la sensorialité relatifs à la perception de son propre corps. Transcorpus propose à son utilisateur d'interagir non pas avec une machine, mais avec soi-même. A l'aide d'un capteur de données bioacoustiques, le visiteur est invité à supprimer, par le toucher et la caresse, les contours de sa forme organique ; à franchir les frontières biologiques tout en créant un jeu d'échange entre intérieur et extérieur, entre extéroception et proprioception.

captation de sons MMG via Xth Sense, dispositif développé par Marco Donnarumma

Fiche technique

Glimmer (by Nina Kardec)

décembre 2014

clip
durée : 00:04:30
couleurs / 16:9 / stéréo

réalisation : Anthoniy Valentin

musique : Glimmer de Nina Kardec (Vaatican Records)

animations créées sur Processing

microscope footage : livestream channel "Life formes under the microscope"

Interférences

septembre 2014

art-vidéo / pocket film
durée : 00:01:58
couleur / 4:3 / sans dialogues / stéréo

un projet de : Fabien BILLOT, Lorena COLELLA, Chuniy LIU, Manon SCHNETZLER & Anthoniy VAL

La lumière sculpte la matière. A l’inverse, dans cette vidéo, c’est la lumière qui est sculptée, qui obtient diverses textures, formes, matérialités. La vidéo a été réalisée avec un téléphone portable, donc un capteur peu développé, ce qui permet de voir clairement les interférences générées lors de la captation des sources lumineuses. Le split-screen et le son minimaliste d’un stroboscope ont permis de modeler cette matière brute et ainsi créer une composition visuelle et sonore exploitant les notions de rythme, répétition et accumulation.

PanopticUS

novembre / décembre 2013

projet interactif / performance
QR codes / site web / webcams

réaliser par : Anthoniy VAL, Johanna SAGET, Ozia DELORY & Florian SAINT-MACARY

réalisation du 25/11/2013 au 29/11/2013 de 17h30 à 19h30 & du 30/11/2013 au 01/12/2013 de 00h à 24h

À l’origine, le Panopticon est un dispositif architectural imaginé à la fin du XVIIIe siècle pour une meilleure garde prisonnière qui devait créer un "sentiment d’omniscience invisible" chez les détenus. Il s’agirait d’une prison dans laquelle les cellules seraient construites en cercle autour d’une tour centrale dans laquelle un seul surveillant suffirait. Dans son livre "Surveiller et punir" (1975), Michel Foucault en fait le modèle abstrait d’une société disciplinaire, inaugurant une longue série d’études sur le dispositif panoptique. Des années plus tard, l’idée est reprise par Georges Orwell pour représenter le régime politique d’Océania basé sur "Big brother is watching you", dans son roman "1984" (1940). Actuellement, ce même principe est adapté dans pour la culture de masse et le marketing sous la forme de l’émission de téléréalité "Big Brother" ("Loft Story" en France). Les caméras sont de plus en plus intégrées dans nos espaces urbains et, par extension, dans nos vies quotidiennes, pourtant elles sont de plus en plus acceptées par la population.

Un collectif de quatre jeunes artistes s'est questionné sur la coexistence télésurveillée des citoyens dans l’espace urbain montpelliérain en proposant le projet interactif "PanopticUS". Si "panoptic" fait référence au regard du seul surveillant en charge de la vidéoprotection, le "US" inverse son sens en proposant à un maximum de citoyens d’observer de différents points les quatre personnes qui prennent part au projet. Sans contester directement la présence des caméras dans l’espace urbain, ils tentent à la fois de questionner l’invisibilité des images qu’elles produisent et d’expérimenter leur présence dans l’espace personnel.

panopticus.webege.com

démo :

The Scanner

décembre 2013

art-vidéo / pocket film
durée : 00:03:24
couleur / 4:3 / sans dialogues / stéréo

réalisation / caméra / montage : Anthoniy VAL
casting : Toy ZAMA
lumière : Florian SAINT-MACARY
machinistes : Pierre BLIN & Alexandre VANDENABEEL (aka VDA)

Film sélectionné au 5e Annual West Virginia Mountaineer Short Film Festival (USA)

Aujourd’hui on anticipe de plus en plus vers une société du web 3.0, une société augmentée. On est tous (presque !) connectés sur plusieurs comptes – facebook, twitter, google +, myspace, tumblr, linkedIn, youtube, vimeo, soundcloud etc, en laissant une multitude d’informations (posts, commentaires, photos, vidéos, etc.), des traces de nos vies alternatives. C’est une sorte de passage d’un espace physique à un espace numérique, ce qui est la fonction première du scanner. Ici le terme "alternatif" prend le sens de "nouveau monde qu’on a la possibilité de maîtriser, modeler, modifier", ce qui n’est pas possible dans la réalité. Mais est-ce que nos alter egos virtuels, nos ombre binaires sont des bugs de l’original ou une version 2.0 ?

L’enjeu principal de "The Scanner" est d’utiliser d’une manière plastique les effets créés par une source de lumière noire sur des textures réfléchissantes ce type de lumière, y compris les maquillages fluorescents. C’est pourquoi pour présenter le scanner, j’utilise une lampe en forme de tube qui a une trajectoire verticale tout au long du film – pendant le "scanning" du personnage, ce qui est la trajectoire unique d’un tel appareil. Les masques faits en maquillage fluo, qui sont visibles uniquement au passage de la lumière noire, représentent les ombres/les traces dans l’espace numérique. Ainsi, par l’utilisation du téléphone portable comme un outil d’enregistrement, je recherche de mettre en valeur la mauvaise qualité de l’image voire d’"arriver" jusqu’au pixel. Par cette dernière et l’utilisation de certains effets numériques tels que le glitch, j’envisageais de faire une réflexion sur les traces ou les bugs produits au passage réel – virtuel.

Contrairement à la majorité des pocket films, "The Scanner" reste principalement fixe dans son cadrage. Le personnage, lui aussi, est "animé" au minimum. Le rythme de ce court métrage est basé sur, premièrement, la bande son électro minimaliste, elle aussi répétitive comme le montage ; et, deuxièmement, le jeu avec le montage – les différentes vitesses des plans et la diversité de split screens.

Bio

Né en 1992 à Stara Zagora (BG), Anthoniy Val est un jeune artiste pluridisciplinaire. Après des études en Cinéma, audiovisuel et arts numériques à l’Université Paul Valéry Montpellier III (Montpelier, FR) où il s’intéresse plus particulièrement au cinéma expérimental et les nouveaux médias, il se redirige vers le Master Création numérique à l’Université Toulouse II Jean Jaurès (UT2J, Toulouse, FR) où il fait ses premières expérimentations en interactivité et générativité.

C’est lors de ses années de master que sa recherche, discursive et plastique, se focalise sur l’appréhension de corps biologique par les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives (NBIC). Un sujet qu’il développe actuellement dans le cadre d’une thèse en Arts Plastiques, intitulée Abfigura et corps morcelé. Anomalies entre organique et aorgique, dirigée par Xavier Lambert et Carole Hoffmann (laboratoire LARA-SEPPIA, UT2J). Ses dernières productions, qu’elles soient vidéographiques ou plastiques, se présentent comme des discours artistiques sur différents aspects de l’abfigura, notion qu’Anthoniy Val propose dans sa recherche, désignant le positionnement en dehors des limites biologiques corporelles.

Depuis 2016, Anthoniy Val est également enseignant au département Arts Plastiques – Design à l’UT2J.

Communications et publications

communications

Chair, désir et sexe : abfigura du corps post-porn L.O.V.E and Other Disaffections Conference, The London Postgraduate French Conference (dir. Adina Stroia & Ben Dalton) | 4 novembre 2017, Senate House, University of London, King's College London (Londres, UK)

Abfigura : anomalies de la forme et de la figure Colloque international Émotion/Cognition et Création artistique (dir. Xavier Lambert) | 18 - 20 octobre 2017, Université Toulouse II Jean Jaurès, Université Toulouse I Capitole (Toulouse, FR)

Éprouver le corps de l'avatar Journée d'études Art et jeu : processus, procédures (dir. Xavier Lambert) | 1er juin 2017, Université Toulouse II Jean Jaurès (Toulouse, FR)

Décomposition/recomposition biomédiatiques du corps Colloque jeunes chercheurs L'intuition dans la création artistique, scientifique et technologique : média d'un réel ? (dir. Edwige Armand) | 24 - 25 octobre 2016, Université Toulouse II Jean Jaurès, Université Toulouse I Capitole (Toulouse, FR)

Contacts

anthoniy@antval.com